In Somni

11 janvier 2011

Peut être sommes Nous
Quelques Uns,
Quelqu’Unes,
Quelques êtres la nuit
À faire tourner les songs,
À faire jouer les tunes
Juxtaposant les boxes.
Quelles écuries…
En boîte,
Du juke-box,
Qu’importe la turne
Pourvu qu’il y ait
Cette joke
-Nocturne-
Of course :
La curie-
Atarax à risque.
- heu… séisme ?
- Naaaannnnn :
La nuit je mens
Avant, je prie.
Full process.
- Euphémisme ?
- Non. Attends :
Dans
Les cathédrales
Qui se dressent…
- What ?
- Théatrales,
  Funestes,
  Fun à l’est.
- Qu’est-ce ?
- 25 watts
  Dans le manque
  Où je planque
  Mon mal.
La nuit Tu sais,  je sens les parfums invisibles
Que le jour s’évertue à rendre respirables.
Des fleurs en prairies ondulantes dont le galbe
Et la courbe infinie tutoient jusqu’aux étoiles.
Il est là, le secret, la raison véritable,
Cet intime chevet où s’écrivent les pages
Des illusions cachées sous les encres qui savent
Que rien ne sert d’écrire, si c’est pour être sage.
La nuit je mens.
Tu vois :
Se lever
C’est un jeu
Où je ne mise pas.
Quand j’entends :
“Respectable réveil”
Bordel je hais ce mot.
- Mais lequel ?
- Les deux !
“Réveil” et “Respectable”.
Ça me donne la nausée
Ça me fout le bourdon.
Ça me rend mal-heureux.
Un peu moins vieux
Mais aussi con.
Ô langueur du soir
Ô langue soeur,
Ô sang !
Ô noir !
Ô vespérales
Oraisons
Rares.
Méditation,
Mémoire,
Mais moire :
Jamais.
J’aimais ces sombres îles isolées d’avant l’Aube
Blafarde. Quand l’ombre cille en silence puis s’étale.
Qu’il tarde ce crepuscule à faire rougir de Beau
Ce qui reste du jour en reflets de cristal
Car enfin
Et sans fard :
Ma quille est
Échouée
Dans le soir.
La nuit je mens.
Je broie du noir.
 
© Jean-Michel RiHET 2010

BookBarClub

1 janvier 2011

Cher BBC,

Ô Temple des mots partagés,
Cercle ouvert d’un monde clos
(Là où on pars âgé
Un peu plus biblio.)
Quelle drôle d’année
Tout de même,
Entre Nous…
Hors des sots
D’un double ‘m’ baissé
Etang d’art en berne
D’où on s’est évadés,
Fait virés,
-Délivrés ?-
Cela revient au même.
Cela n’est pas un drame,
Dans le fond du problème :
Qu’importe la trame
Pourvu qu’on ait le thème !
Eussions-Nous seulement
Hissé un peu plus haut
Ce collectif oriflamme,
Crié un peu plus fort
-même à tort-
“ON NOUS MENT !”
“HALTE AU SPAM !”

- Et alors ?
- Alors rien… je me calme.

Entre Nous,
La Tribu.
D’une bribe abattue
Sur un carnet à spirale,
(Dont j’aime le crissement
Noir ou bleu
C’est égal)
Ce signal :
Eux,
Évidemment !
Les mots…
Tout le mal
Qu’on se donne
Pour les faire Vivants.
Mais… Décemment

S’il Vous plaît
Entre Nous…
Amis Vrais.
Préservons-Nous
Encore
Un peu plus davantage
De L’insoutenable
Légèreté
Des lettres,
(Des cons, des rats)
Des auteurs en mal d’être
Promotristement trop.
Daily show…
Disons-leur
Aux teasers
Qu’ils se tirent
Ailleurs.
D’ailleurs,
Higher,
C’est un peu plus haut…(®) ^^

Entre Nous,
Amis Fiers,
-Même
Ceux d’hier
Après ces lignes-
À Vous
Qui restent
Englués
Just right there :
Dans la fake boue.
Ce remake
Qui m’assomme
D’XO.com.
Faux-semblant
Égale=Faux Frères
Ou Soeur.

BBC,
Ô Douceur
Feutrée,
T’as misé
Sur la lueur
D’une vérité
Qui se meurre.

À moins que…. à moins que……….

Happy new Year

© Jean-Michel RiHET 2010

Maria – Versiò Catalana

9 février 2010

Maria
Avui és tardor
I dalt el meu teulat,
Escolto la pluja caure
i el meu Cor bategar
Et recordo.
Maria,
Esperàvem la nit
On ningú podia veure’ns
Per trobar-nos al meu llit
I descobrir junts la primera vegada.
 
Tu ballaves, ballaves,
La meva Princesa,
Tan sols per mi
Maria, Maria,
Balla, Balla
D’una vegada
A la meva Vida
Maria, Maria…
 
Maria,
Parlaves del teu país
Mentre jo descobria
Que les patrulles de nit
Ens obligaven, a vegades
A parlar més fluix
Maria,
Els mots que em vas ensenyar
Els vaig cantar per Tu,
I si els teus Ulls brillaven..
Jo era com un rei,
Encara que te’n riguessis de mi
 
Tu ballaves, ballaves,
La meva Princesa,
Tan sols per mi, tan sols per mi…
Balla, balla, balla
 
Maria
Avui és tardor
I dalt el meu teulat
Escolto la pluja caure
Jm RiHET & Luz GARRiGA
SACEM – 2009
Maria,
Aujourd´hui
C´est l´automne
Et sur mon toit
J´entend la pluie
Qui résonne
Et mon coeur qui bat.
Je me souviens de Toi.
Maria,
Tu attendais la nuit
Que personne ne te vois
Rejoindre mon lit
Et connaitre avec moi
La Première fois.
 
Tu dansais, dansais, ma Princesse,
Rien que pour moi, rien que pour moi…
Baila, baila de una vez
En mi vida, Maria, Maria…
 
Maria,
Tu parlais
De ton pays
Je découvrais
Déjà,
Que les rondes de nuit
Nous obligeaient
Parfois,
A parler plus bas..
Maria,
Les mots que tu m´apprenais
Je les chantais pour Toi
Et si tes yeux riaient
J´étais un Roi
Même quand tu riais de moi…
 
Tu dansais, dansais, ma Princesse,
Rien que pour moi, rien que pour moi…
Baila, baila de una vez
En mi vida, Maria, Maria…
“hi havia una ànima perduda
i la meva Vida a la sorra
Cercava aquí un altre cel,
Eres un Àngel,
Entre els diables”…
 
Maria,
Même si le temps
Déforme
Les promesses
Et les voix,
Je sais encore
Oú dorment
Une Princesse
Et un Roi,
Comme á la première fois……
Jm RiHET & Luz GARRiGA
SACEM – 2009 

El Campo de les Estrelles

29 janvier 2010

Mille quatre cent kilomètres à pied, du sud de Paris à Astorga, sur la Voie de Vezelay – Camino de Santiago de Compostella. Une Aventure Humaine presqu’irréèlle à notre époque.

Pour le Peuple du Chemin

 

Un jour je suis parti.
Je suis parti à pied.
J’ai laissé
Mon Âme à la barre
De ce vaisseau fatigué,
Hissant ses dernières
Voiles.
Car mon Âme,
Seule,
Savait.
Elle savait les courants
Evitant les récifs,
Elle connaissait les passes,
Au bleu-vert dangereux
Q’une vague esquisse.
Ce liquide labyrinthe
Ce lit d’eau
Qui se teinte
D’un appel silencieux :
La plainte
des abysses… .

Et puis, un Rivage.
Un rivage
Se dévoile
Et tout en Haut,
Les Cieux… .
Car,
C’est sous un Champ d’Etoiles
Que l’on fait ce Voyage :
Une Route de gueux,
Qui cheminent sous le Ciel
Pour la Vision d’un Sage
Pour de l’Or,
Une Belle,
Ou même sans raison
Ou alors,
si peu…

Ainsi j’ai traversé
Des ruisseaux et rivières,
Des plaines et des forêts,
Une montagne en hiver.
J’ai ravalé mes larmes
En mordant la poussière
Mais avançant toujours,
Poussé par quelque Vent.
La Liberté est là :
Suivre le Chemin d’Amour
D’une Carte imaginaire
Avec des yeux d’enfant.

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